TESTS GENETIQUES ET AUTRES

En 2015 tous les tests génétiques propres aux Maine Coons ont été réalisés sur tous nos reproducteurs ainsi que certains tests supplémentaires tels que la PKD, l'identification génétique, le groupe sanguin par ADN ainsi que les échocardiaques.

 

Tous les tests ont été réalisés par le laboratoire ANTAGENE et communiqués au LOOF, sur demande, ils sont disponibles.

 

Les tests FIV et Felv également ont été réalisés, et seront fait systématiquement à chaque saillie extérieure

POURQUOI CES TESTS ?

 

Comme tout chat de race à consanguinité importante, quelques maladies peuvent toucher le maine coon, la principale restant la Cardiomyopathie hypertrophique (HCM).

Cardiomyopathie hypertrophique féline (HCM)

Echographie cardiaque chez un chat atteint d'HCM

C'est une race plus prédisposée que les autres à la cardiomyopathie hypertrophique féline (HCM).

Chez le maine coon, cette maladie se transmet dans la plupart des cas sur un mode autosomique dominant, au travers d'une mutation du gène MYBPC de forme HMC1, qui est propre à la race et qui a fait l'objet d'un test ADN spécifique. La mobilisation des éleveurs de maine coon contre cette maladie et leur collaboration avec les laboratoires en cardiologie aura permis la mise en œuvre de ce test ADN dont l'objectif à court terme est d'éradiquer cette forme de cardiomyopathie propre au maine coon et qui représente 70 % des cas connus dans la race. Il faut toutefois souligner que ce test ADN n'a pas valeur suffisante pour affirmer qu'un maine coon soit exempt de cardiomyopathie et ne reste qu'un outil pour l'éleveur : le suivi échographie avec Doppler couleur et DTI demeure absolument indispensable dans le suivi des reproducteurs.

 

Dysplasie des hanches (HD)

La dysplasie des hanches peut également toucher le maine coon. Cette maladie héréditaire se caractérise par une malformation des articulations des hanches. La dyplasie entraîne des lésions douloureuses de l’articulation pouvant mener à de l’arthrose.

On ne dispose pas de beaucoup d'études à ce sujet, mais il semblerait que la race soit particulièrement touchée, jusqu’à 20 % pour l’Orthopedic Fondation for animals américaine. Le premier cas de dyplasie chez le chat a été diagnostiqué en 1974 et il n'est pas exclu que la sélection à outrance de gros gabarit au fil des années ait mené à l'apparition de plus en plus fréquente de cas de dysplasie, comme cela fut le cas ces dernières décennies dans beaucoup de grandes races de chiens. La malformation se développerait chez le chaton dès l’âge de six mois et dans 72 % des cas elle est bilatérale. Il semblerait qu’elle soit héréditaire à déterminisme polygénique et qu’elle soit également influencée par l’environnement du chat (obésité et activité physique intense notamment).

Un dépistage par radiographie peut être réalisé dès les deux ans du chat. L’examen est cependant assez lourd puisqu’il est effectué sous anesthésie générale, membres attachés en extension. C'est la raison pour laquelle beaucoup d'éleveurs rechignent encore à pratiquer ce test sur leurs reproducteurs.

Il n’existe aucun traitement pour cette maladie, mis à part une chirurgie consistant à retirer la partie malformée du fémur. Un traitement médicamenteux peut être administré pour freiner les dégâts provoqués au cartilage ou pour soulager temporairement l’inflammation.

 

Autres pathologies à faible spectre : SMA, PKD

Bien que beaucoup moins présente que chez le persan, la polykystose rénale (PKD) se transmet par gène autosomique dominant chez le maine coon. Le test de dépistage se fait par échographie (une seule échographie est suffisante, contrairement au HCM qui se dépiste tous les 1 à 2 ans), en même temps que le dépistage du HCM. Il existe également un test ADN spécifique à la race, qui détecte les mutations du gène PKD1, responsable de la maladie. Celui-ci n'étant valable cependant que sur les lignées où le Persan est présent. Chez le maine coon on soupçonne également une forme de la polykystose rénale causée par une mutation du gène PKD2 mais les recherches ne permettent pas encore de l'affirmer complètement.


La race peut également être atteinte d'atrophie musculaire spinale (SMA). Cette maladie restant extrêmement rare chez le maine coon cause la dégénérescence des neurones commandant les muscles. Elle se transmet génétiquement sur un mode autosomique récessif. Là aussi, il existe un test de dépistage ADN afin de détecter les mutations du gène LIX1, responsable de la maladie.

- extrait de wikipedia.



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© Anne-Sophie Dumas_So-Out-Coon's